Poésie

Dimanche 18 mars 2007

Un petit poème pour changer !

 

Chant d'amour du marin à la mer ; la mer salie, poluée, méprisée...  

Celle qui avant feignait d'ignorer les suppliques, l'admiration et qui maintenant se bat : (énergie du désespoir) entourée des derniers fidèles et survit, mais pour combien de temps ?

Le vent en pourpre

C'est le vent dans les voiles

Qui siffle et qui suinte

De tous les ports

Par tous les pores

Des marins échoués là

 

Devant toi les yeux

Fermés

Mi-closes

Les lèvres qui se refusent

En grains de sel sur

Le bord de ta bouche

 

Accroche-moi

 

J'ai vu au loin

L'écume salie

Les galets rognés

Roulées les vagues

Et caché en nuage

Le regard du marin que tu as laissé passé dans les mailles du filet

 

Tu cognes

Tu griffes

Tu cries

Tu grognes

La coque qui se moque

Accroche-toi

Les fleurs de sel

Aux cils des paupières

Quelles sont celles que dessinent tout autour sans détour les prières ?

 

Ecoute bien

Au loin

Le chant du marin

Ecoute

 

Tu n'entendais rien

Avant

Avant 

Tu n'entendais rien

 

Jetée en pâture

Le corps meurtri

Les dents en collier

Des carnassiers avides

A vide t'ont laissée

 

Ecoute

Ecoute bien

 

Tout au bout du quai

J'attends la marée

Les galets à mes pieds

Le cul au bord d'effroi

J'ai froid

 

Marin échappé des miles

Aux courants de coeur

A pris tes sons par coeur

Roulé mon tabac

Sur le bout de tes doigts

A croché là

Simplement

Moi

 

Dis-moi

Dis-moi donc

Dis le moi

 

Est-ce qu'il est encore temps ?

 

Par Liza
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Jeudi 12 avril 2007

  

Comme toujours, j'aime mettre en mots les petits instants de la vie qui comptent ! Certains prennent des photos pour immortaliser les instants ; moi je les prends au mot...

 

Dimanche passé

Et pas à pas

De velours

Cachés là

Dans les notes en pagailles

Un chat

Aux détours

Des yeux

Un autre et puis un autre

Protéger un trésor

Victoria est là

Croix par croix

Dessinées, emmêlées et tissées

Au lin

Le pays se profile au lointain

A quel mur

Se destine la démesure

Encore accrochée au fil de l'aiguille

La patience

Agile

Sur la table

Le pastaga

L'aïoli

Et les fruits

Si tu ne sais pas

Dire oui

Passe ton chemin

La route est loin

Deux par deux

Enfants

Accrochés aux cartes

Créent monts et merveilles

La muse arrive en gare

Curieuse et discrète

A la fois

L'air est pur

Les notes douces et légères

Compostées avant le départ

Vers un monde ailleurs

Un autre monde

Et pourtant le même

En train

Le soleil se couche

La lumière est belle

Demain est un autre jour

Chez Marie et Daniel

Quand de partir il est l'heure

Il vous reste quelques gouttes de miel

Au creux du coeur.

Par Liza
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Samedi 28 avril 2007
 ©Daniel TORTI

Il y a des histoires qui ne se racontent pas

Il y a des mondes que n'arrêtent aucun regard
Il y a des trains que n'attendent plus personne
Sauf lui
Il lui suffit de quelques cordes, de quelques clefs au sol de notes éparpillées là, pour découvrir un monde, où d'un quai à l'autre, l'histoire nous transporte...
 
Ecoutez la douce mélodie d'une romance de Daniel TORTI, et si, au détour d'un chemin d'air, vos sens vous ramènent jusqu'ici, prenez au creux de votre vie, ce Maneki-Neko.
Protégez-le, il est précieux : il vaut toute la richesse de nos coeurs...
Maneki-Neko
 
 
Deux petites feuilles déposées là
Au creux des mains
Sur les fils du temps
Quelques clefs au sol des notes
Attisent les cordes
Qui bordent nos chants
Comme on borde un enfant
 
Doucement
Tout doucement
 
S’il fallait mesurer
A points comptés
Le temps passé
A apprendre à poser
Sur le fil l’aiguille
Qui défile
 
S’il fallait mesurer le temps passé
 
De temps compté
A tant conter
Sur la trame
Au bout du dé
Agile la main
Dessine
Les contours du jour
Jusqu’à demain
 
Là-haut
Les rires et les jeux des enfants
Se muent en de jolis murmures
 
Tout dort
Au dehors
 
Un trésor est là
Sous nos yeux
Sans or ni valeur
On le devine
 
A l’intérieur
Se découvre
La richesse du cœur
 
Au dehors
Tout dort
 
Les bras chargés
Et le cœur plus léger
On s’en retourne alors
 
 
 
Marchons doucement
Nous marchons sur nos rêves
 
Par Liza
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Jeudi 3 mai 2007

Lisa, Jean-Jacques GOLDMAN

Qui du prénom, de la musique ou de la chanson a fait battre un coeur, un peu plus fort...

Claude, chacun a son histoire, parfois elle effleure, efflore à la surface, parfois elle reste au bord ou même au dehors...

J'aime la mélodie, les non-dits et ses silences...

Il y a un regard, sous lequel on se sent vivre et qui nous pousse au delà et sans lequel on n'est pas, ne naît pas.

L'ivresse de vivre affleure comme autant de pétales de rose sortie d'un coeur, d'un corps à la dérive...  

Lisa m'a ramenée là-bas...

Il a suffit d'un regard, comme autant de mains tendues.

 

L’ivresse de vivre
 
Cette bulle dans laquelle vous vivez
Conçoit l’épreuve de votre vie
En avez-vous conscience ?
 
Vous si fragile et si fort
A la fois
Echoué là
Je ne sais pas comment
Je ne sais pas pourquoi
 
Parfois
Je vous regarde
A travers la paroi
Immobile le corps
Le cœur en émoi
Et moi qui vous observe
Vous devine
Et vous invente
Ce que je vous écris de peur de devoir vous le dire
 
Vous souvenez vous de votre arrivée parmi nous ?
Il me semble que c’était hier
Votre bouche n’a pas prononcé un seul mot
Votre corps s’est laissé déshabiller
Laver
Perfuser
Uniformiser
 
Ici
Ici, seulement
 
Votre regard était ailleurs
Et n’accrochait pas le mien
Malgré tous mes efforts
Votre regard était ailleurs…
 
Le combat avait commencé
Epreuve après épreuve
Victoire après victoire
Doucement
Sûrement
Petit à petit
Vous lui avez tout repris
Votre intégrité
Votre dignité
Votre joie de vivre
 
 
Année après année
Mois après mois
Elle est toujours là !
 
Je vous regarde encore parfois
A travers la paroi
Luttant depuis si longtemps
Si longtemps…
 
J’aimerai vous dire
Ce que je n’ose plus vous écrire
J’aimerai vous le dire
Maintenant
Cette marge au bord du temps
Posée comme dans ce cahier blanc
Cette barge au bord du temps
 
Peut-être seulement
Alors
J’oserai voir
Sans un regard
Voir comme sait voir un cœur
Ivre de douleur
De douceur
 
Alors
Peut-être
Seulement
Un instant
J’oserai vous dire
Tu…
 
 
L’ivresse du coeur
 
Claude, tu m'as proposé cette chanson ; je l'ai mise en mots en espérant ne pas decevoir...
 
Et comme un écho, après l'ivresse  :
"Verts
Et bruns à la fois,
Verts ou bruns quand elle aime ou
N'aime pas,
Dans
Les yeux de Lisa,
Moi je lisais ma vie,
Autrefois.

Moi,
Semaine après mois,
Loin du reflet de ses yeux
Verts et bruns,
Moi,
J'existe un peu moins.
Sans ces yeux-là, je ne me
Vois pas,

Lisa."
 
Par Liza
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